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L’artiste

« L’intention pure est liberté. »

Dès ses premiers mots, Michèle Chelet annonce la couleur : « Je ne sais pas dessiner. Ce qui m’importe, c’est de laisser libre cours à mon geste, qui surgit comme un besoin, sans calcul. La forme vient de la couleur, dit Cézanne. »

Ce n’est pas un hasard si le point de départ de l’initiation artistique de Michèle est un passage à L’École d’Arts Martenot à Paris, dont l’idée phare est l’épanouissement de la personne à travers l’Art. Pendant deux années, elle développe ses propres perceptions visuelles, sa liberté de création, et pas juste la technique pure. L’observation, le geste sensoriel, l’improvisation deviennent le terreau fertile de son désir de créer.  

Par la suite, l’artiste-peintre avoue avoir peu côtoyé les ateliers d’arts plastiques, car elle s’y sentait un peu à l’étroit. Élève indisciplinée face aux règles académiques, elle aime apprendre des autres, mais tient avant tout à conserver son élan premier. Car pour elle, l’élan pur est le geste fondateur de chacune de ses créations

Ce n’est pas un hasard, si son tout premier pastel, inspiré de l’œuvre de Courbet, intitulé La Trombe, remporte le Premier Prix du Jury, lors d’une exposition à Aix-en-Provence. « J’avoue avoir réalisé ce dessin d’un seul jet, en quelques traits rapides, comme aspirée par un souffle de vie. C’est le Tao ! », me dit-elle d’un œil rieur.

Pour évoquer ses peintres préférés, Michèle annonce spontanément la beauté de la lumière atmosphérique et émotionnelle des œuvres de William Turner, Eugène Boudin, Gaspard Friedrich ou de Nicolas de Staël. Et aussi, les peintres de la Renaissance italienne, Fra Angelico, Sandro Botticelli, Giotto di Bondone, Piero della Francesca, Benozzo Gozzoli, tous unis à leur manière par une recherche de lumière, d’harmonie et d’intériorité, chères à son coeur.

La-Trombe-Courbet
La-Trombe-Courbet

Par la suite, l’artiste-peintre avoue avoir peu côtoyé les ateliers d’arts plastiques, car elle s’y sentait un peu à l’étroit. Élève indisciplinée face aux règles académiques, elle aime apprendre des autres, mais tient avant tout à conserver son élan premier. Car pour elle, l’élan pur est le geste fondateur de chacune de ses créations

Ce n’est pas un hasard, si son tout premier pastel, inspiré de l’œuvre de Courbet, intitulé La Trombe, remporte le Premier Prix du Jury, lors d’une exposition à Aix-en-Provence. « J’avoue avoir réalisé ce dessin d’un seul jet, en quelques traits rapides, comme aspirée par un souffle de vie. C’est le Tao ! », me dit-elle d’un œil rieur.

Pour évoquer ses peintres préférés, Michèle annonce spontanément la beauté de la lumière atmosphérique et émotionnelle des œuvres de William Turner, Eugène Boudin, Gaspard Friedrich ou de Nicolas de Staël. Et aussi, les peintres de la Renaissance italienne, Fra Angelico, Sandro Botticelli, Giotto di Bondone, Piero della Francesca, Benozzo Gozzoli, tous unis à leur manière par une recherche de lumière, d’harmonie et d’intériorité, chères à son coeur.

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Ce n’est pas un hasard si l’artiste peint, ou dessine, en ayant pour seul guide son souffle et ses sensations, plutôt que la raison et la technique ! D’ailleurs, lorsque Michèle évoque, dans une gestuelle précise de sa main droite, la naissance d’une trace, sur la toile ou sur le papier, je perçois d’emblée le premier geste fluide du chef d’orchestre – ce lever de bâton – qui se tient entre deux mondes : celui du non-encore et celui du commencement. Une pleine présence à tous les champs des possibles, une respiration. Il n’est pas surprenant que Michèle soit aussi musicienne !

Un jour, à ses débuts, celle-ci demanda humblement à son époux Yves, ce qu’il pensait de ses peintures et de ses dessins. « Tu as du potentiel, mais tu dois trouver ton style », lui répondit-il. Depuis, son style s’est affirmé au fil des années : libre et intuitif, profondément symbolique. Il mêle abstraction et figuration dans une recherche constante d’équilibre entre force et délicatesse, animé par une énergie intérieure où la couleur devient langage et le geste, révélation.

« Mon désir n’est pas de bien faire, mais de laisser advenir ce qui cherche à s’exprimer, dans un mouvement naturel », dit Michèle.

De vous à moi Michèle, il n’est pas si loin, ce temps où, sur le sable, vos mains laissaient libre cours à l’instinct et faisaient naître, comme par enchantement, d’éphémères arabesques venues de nulle part. C’était sans doute l’annonciation d’une belle aventure intérieure qui ne vous quittera plus ! Un geste premier, à la fois simple et fondateur, dont l’écho résonne encore dans votre œuvre aujourd’hui. 

« Mon désir n’est pas de bien faire, mais de laisser advenir ce qui cherche à s’exprimer, dans un mouvement naturel », dit Michèle.

De vous à moi Michèle, il n’est pas si loin, ce temps où, sur le sable, vos mains laissaient libre cours à l’instinct et faisaient naître, comme par enchantement, d’éphémères arabesques venues de nulle part. C’était sans doute l’annonciation d’une belle aventure intérieure qui ne vous quittera plus ! Un geste premier, à la fois simple et fondateur, dont l’écho résonne encore dans votre œuvre aujourd’hui.